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Retour aux fondamentaux


Après avoir enseigné différentes matières dans des situations pédagogiques variées, je reviens aux fondamentaux (les vrais) avec les tout-petits.

Lors de séance d’éveil musical dans les structures de la Petite Enfance ou d’ateliers Parents-Enfants, je les observe avec toujours le même émerveillement et un peu plus d’acuité qu’avant.


Qu’avons-nous à apprendre aux petits réellement ?


Je crois de plus en plus que notre rôle se limite à créer un environnement riche, diversifié, à leur offrir des occasions de s’émerveiller, de déployer toute leur curiosité et leur intelligence en éveil.

Regardons-les évoluer, intégrer le monde qui les entoure à leur rythme (prodigieusement rapide) sans effort superflu, sans que pointe le doute ou le découragement.

Quand je pose des tambourins par terre, j’observe, tout en jouant, ceux qui d’emblée tentent d’imiter mes gestes et de reproduire les sons entendus. Ceux qui se concentrent sur l’histoire que je raconte, ou sur les mots prononcés et dont les lèvres suivent les miennes en silence.

Mais la créativité de la vie ne s’arrête pas là évidemment ; le tambourin devient chapeau, roule sur la tranche, se pose en oscillant sur sa base…


Après l’inévitable phase de découverte orale (Ah, le tambourin baveux ! mais que dire alors des claves clairement plébiscitées par le gang des baveurs ?), on peut voir comment chacun s’approprie l’objet : s’asseoir dedans, encastrer les tambourins selon leur taille, construire une pyramide, glisser son doigt dans les clés pour voir si ça tourne…

Imiter, observer, expérimenter, seul ou en interaction, l’apprentissage se fait de mille manières selon les enfants avec fraîcheur et spontanéité. Je regarde cette incroyable intelligence à l’œuvre dans les tout-petits, et ma question est toujours la même : comment préserver ce miracle vivant, cette appétence pour la vie, cette fabuleuse faculté de découverte et de compréhension du monde ?


Pourquoi prétendons-nous « apprendre à apprendre » aux enfants qui ne font spontanément que cela depuis leur naissance et avec quelle expertise !


Ne devrions-nous pas réellement penser une pédagogie des fondamentaux : créer le cocon dans lequel puissent s’exercer ces aptitudes naturelles de l’enfance : curiosité, sensibilité, empathie, goût de l’aventure et de l’expérimentation directe, afin de les préserver et de permettre aux plus grands de garder jusqu’à l’âge adulte ces capacités innées et plus efficaces que tous les apprentissages imposés. Songeons à ces formidables conquêtes que l’être humain réalise dans la petite enfance : marcher, parler, comprendre…


L’enfant est bien un maître ès-apprentissage !

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